Votre installation électrique a vieilli et vous vous demandez si vous devez la mettre aux normes ? Dans la plupart des cas, non. Aucune loi n'oblige à refaire une installation existante qui fonctionne. L'obligation n'apparaît que dans trois situations, que l'on détaille ci-dessous. Pour les travaux eux-mêmes et leur prix, tout est sur notre page rénovation électrique.
Les trois cas où la mise aux normes s'impose
Vous refaites toute l'installation
Quand on reprend entièrement les circuits et le tableau, l'installation est considérée comme neuve. Elle doit alors respecter la norme NF C 15-100 dans son ensemble, et une attestation Consuel est nécessaire avant la remise en service du compteur. C'est d'ailleurs le cas le moins fréquent sur nos chantiers.
Vous mettez le logement en location
Un logement loué doit être décent, et la sécurité de l'installation électrique en fait partie. C'est au propriétaire d'y veiller : si l'installation présente un danger, le locataire peut saisir la commission départementale de conciliation. Ce n'est pas la norme complète qui est exigée, mais les points de sécurité listés plus bas.
Vous vendez, et l'installation a plus de quinze ans
À la vente, ce qui est obligatoire, c'est le diagnostic électrique, pas les travaux. Vous pouvez tout à fait vendre un logement dont le diagnostic relève des anomalies. L'acheteur en est informé, et il s'en servira sans doute pour négocier le prix. C'est pour ça que certains vendeurs préfèrent faire les travaux avant de mettre en vente.
En dehors de ces trois cas, personne ne peut vous obliger à refaire votre électricité. Mais une installation dangereuse reste dangereuse, obligation ou pas : si vous avez un doute, faites-la vérifier.
Les six points que contrôle un diagnostic
Le diagnostic électrique porte sur six points de sécurité. Ce sont eux qui font la différence entre une installation ancienne mais saine et une installation à risque :
- Un appareil général de commande et de protection facile d'accès : le disjoncteur de branchement, qui permet de tout couper.
- Un différentiel 30 mA qui protège toute l'installation contre les risques d'électrisation.
- Sur chaque circuit, une protection contre les surintensités adaptée à la section des fils (disjoncteur ou fusible du bon calibre).
- Une liaison équipotentielle dans les pièces d'eau, et le respect des volumes de sécurité autour de la douche et de la baignoire.
- Pas de matériel vétuste ou inadapté, ni de pièces sous tension qu'on puisse toucher.
- Pas de conducteurs sans protection mécanique, comme des fils qui courent à nu le long d'un mur.
Quand on ouvre un tableau, c'est cette liste qu'on a en tête. Elle permet de séparer rapidement ce qui touche à la sécurité de ce qui relève du confort, et donc de vous dire ce qui est urgent et ce qui peut attendre.
« Aux normes » ne veut pas dire la même chose partout
Dans un logement neuf, la NF C 15-100 s'applique entièrement : nombre de prises par pièce, circuits spécialisés, hauteurs de pose, gaine technique. Là, il n'y a pas de marge de manœuvre.
En rénovation, la norme reste la référence, mais il faut composer avec le bâtiment. Dans un appartement haussmannien, on ne peut pas toujours créer une gaine technique, ni passer un circuit dans un mur en pierre de taille sans abîmer ce qui fait le charme du logement. On vise le niveau de sécurité de la norme, en tenant compte de ce que le bâti permet. Méfiez-vous d'une promesse de conformité totale faite avant même d'avoir vu les murs.
Pour l'ancien, on entre dans le détail sur notre page consacrée à la rénovation électrique d'un appartement ancien.
Combien coûte une mise aux normes
Tout dépend de ce qu'on trouve sur place.
Si les circuits sont en bon état et que seul le tableau a vieilli, une rénovation du tableau électrique suffit, à partir de 400 € TTC la rangée. On remplace les protections, on répartit les circuits et on repère chaque ligne.
Si les circuits eux-mêmes posent problème un peu partout (sections trop faibles, fils sous moulures en bois), mieux vaut refaire l'installation électrique, à partir de 150 €/m² TTC.
Entre les deux, il y a tous les travaux ciblés : ajouter un différentiel qui manque, créer un circuit pour la cuisine, reprendre la salle de bains. Le diagnostic sert à faire ce tri, pour ne pas payer une rénovation complète quand une partie suffit. Il est offert quand il accompagne un devis. Pour le financement, voyez notre page sur les aides à la rénovation électrique.
Comment ça se passe
On commence par une visite. On ouvre le tableau, on regarde deux ou trois boîtiers, on teste la terre et les différentiels. Vous recevez ensuite, sous une semaine, un devis détaillé ligne par ligne, où ce qui touche à la sécurité est séparé de ce qui relève du confort.
Les travaux se font hors tension, pièce par pièce quand c'est possible, et le courant est remis chaque soir. Si votre chantier nécessite un Consuel, on s'occupe de l'attestation et on vous accompagne jusqu'au raccordement.
Si votre installation disjoncte souvent, commencez par notre page sur les plombs qui sautent. Nos tarifs d'électricien à Paris sont en ligne, et vous pouvez nous contacter pour une visite.
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